dimanche 27 mars 2016

Le cœur du problème est un cadavre.

Le cœur du problème est un cadavre. Il n'est pas dans le placard mais bien en évidence dans le séjour, sous la balustrade effondrée. La compagne est dans son bain et peu diserte à propos de l'encombrant visiteur à propos duquel elle charge Simon, le narrateur et protagoniste, de faire comme bon lui semblera, parce qu'elle, elle s'en va.
Voilà, c'est le point de départ du dernier roman de Christian Oster, que j'ai bien aimé je dois dire. On est dans la tête du gars qui ne fait pas ce qu'il faut, et qui se demande ce qu'il y a dans celles des autres, notamment celle du gendarme qui l'a pris en amitié, ou peut-être pas, ou peut-être que si quand même, ou peut-être que si et qu'en même temps, ou peut-être, quoi.

Vivre avec une chose qu'on ne peut pas dire et qu'on voudrait bien dire, et avec un gendarme à côté ; c'est peut-être la vie aussi.

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2 commentaires:

  1. C'est étrange je m'y retrouve la dedans... sauf qu'il n'y a pas de cadavre dans mon séjour (enfin je ne crois pas), ma compagne ne va pas partir (enfin je ne crois pas), je ne connais pas de gendarme (ça, j'en suis sûr)... "Vivre avec une chose qu'on ne peut pas dire et qu'on voudrait bien dire ( ) c'est peut-être la vie aussi." Voilà ! C'est là que je me retrouve. C'est ça qui me touche : ce que vous écrivez sur ce que C. Oster a écrit. J'attendrai donc votre prochain livre ;)

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    1. Souvent je me dis que lire, c'est écrire encore.

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