jeudi 13 avril 2017

La France a peur.

Comme disait Roger Gicquel, la France a peur. Rendez-vous compte : Jean-Luc Mélenchon, si l'on en croit les sondages, aurait une chance d'arriver au second tour. Panique à bord. Cela fait des mois qu'on nous annonce Marine Le Pen au second tour sans que ça émeuve plus que ça, on s'était fait une raison ; mais avec Mélenchon, non, ça n'est plus possible. Que signifie cette peur ? Ou plutôt, que présuppose-t-elle ? Que Le Pen sera au second tour (est-ce si inévitable, d'ailleurs ?), et que dans ce cas une part importante des électeurs se retrouvera sans choix possible. Personnellement il y a là quelque chose qui choque ma raison. Pour beaucoup d'électeurs, avoir Le Pen au second tour, ça signifie déjà devoir voter contre elle. C'est déjà en soi un non-choix. Un non-choix intolérable en démocratie. Et c'est le système même, ce type d'élections avec à la clé son régime de monarchie présidentielle, c'est cela la cause même du non-choix. Chaque parti tente de gagner par défaut contre Le Pen, laquelle dans tout ça n'est qu'un repoussoir. Que peut-on espérer d'un parti qui prend le pouvoir par défaut ? On a vu le résultat. Ce qu'il faut réformer, c'est la Ve République.

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