mardi 6 février 2018

parler de Taqawan

Taqawan d'Eric Plamandon pour sa part possède plutôt un sujet de type « noyau » (pour qui se sentirait égaré par cette métaphore botanique, cliquez donc ici), qui présente qui plus est l'avantage de l'Histoire et de la géographie, et d'une Histoire et d'une géographie plutôt méconnue dans notre vieille France – celle du peuple Mi'gmaq aux confins du Québec et du Nouveau-Brunswick. Méconnue en France mais peut-être au Québec même, car dans cette histoire de violence faite à un peuple, la plus grande est sans doute l'effacement de la mémoire collective.
Faire semblant de parler de Taqawan consisterait donc à vous dire de quoi ça parle et cette fois vraiment ce serait facile, mais après mon billet de la dernière fois ce serait malvenu de ma part. Alors je préfère évoquer cette construction quasi musicale où l'intrigue principale (paritaire avec ses quatre héros : deux Amérindiens / deux Blancs ; deux femmes / deux hommes) tient lieu de motif principal auquel vient donner son relief des fragments alternés tantôt empruntés à la presse, tantôt à l'Histoire où légendes du peuple Mi'gmaq, voire à la cuisine – car pour l'anecdote j'ai été impromptu invité à lire en librairie la recette de la soupe aux huîtres, l'auteur lui-même n'avait pas trop l'air désireux d'y goûter, alors que moi, eh bien, pourquoi pas ?

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